Certitudes, incertitudes et connaissance de soi…

 À chaque instant de notre vie, nous prenons des décisions. La plupart du temps de façon inconsciente et sans aucune idée de leurs répercussions. Lorsque nous les prenons, nous voulons être certains que c’est ‘la bonne décision’ et que tout se passera comme notre mental l’imagine… Et pourtant…

Le but de cet article n’est pas de vous apprendre à prendre une décision… Je propose des formations sur le web pour cela et ces quelques lignes n’y suffiraient pas. Non, le propos de cet article est d’attirer votre attention sur l’intérêt de l’incertitude, un peu comme si l’incertitude était le meilleur moyen de révéler nos certitudes… Je m’explique.

Croyances et changement

Si vous cheminez vers la connaissance de soi depuis quelque temps, vous avez déjà entendu parler des croyances. Les croyances sont des certitudes sur des éléments précis de notre vie et de notre environnement : La terre est ronde et tourne autour du soleil en est une par exemple… Intéressant de constater qu’il n’y a pas si longtemps, nous étions certains que la terre était plate et que le soleil tournait autour…

Parmi ces certitudes, certaines nous limitent dans nos volontés de changement – Je ne suis pas capable de, je ne mérite pas, c’est trop difficile … – et d’autres nous mettent en mouvement – Je suis capable, je vais y arriver, j’ai tout ce qu’il faut pour

Dès lors, l’intérêt de la connaissance de soi est de prendre conscience de nos croyances limitantes pour les transmuter en croyances ressources. Mais voyons d’abord comment se sont formées nos propres limites :

Les croyances limitantes se sont comme inscrites sur le disque dur de notre cerveau à chaque répétition d’expériences difficiles que nous avons vécues. Le cerveau en enregistre alors la synthèse, comme une loi de cause à effet – « si je fais cela, je cours vers la catastrophe » – et inhibe alors toute velléité de changer, de sortir de nos routines et d’engranger de nouvelles expériences, donc de nouvelles certitudes…

Car c’est un fait, vous pouvez interagir sur vos certitudes… Cela se fait lorsque le mental lui-même s’aperçoit que ce qu’il croyait était faux et se forge… une nouvelle croyance. Plusieurs procédés pour ce faire – cognitifs, expérientiels, méditatifs, sensoriels, etc.

Croyances et ego

Bien souvent, la manière la plus efficace pour modeler nos croyances est l’expérience – une nouvelle situation avec un résultat différent. Pour cela, soit la vie nous apporte cette nouvelle expérience, soit nous pouvons de nous-mêmes décider d’y plonger, mais pour cela, notre mental aime être certain du résultat…

J’en profite d’ailleurs pour vous inciter à ne pas diaboliser votre mental ou votre ego. Sans eux, vous seriez déjà mort.

L’ego ou le mental se situent en grande partie dans ce que le Docteur Jacques Fradin, à travers son approche ANC, nomme le Néolimbique, siège de l’apprentissage. Dans cet étage du cerveau, toute expérience génère un apprentissage. Par exemple, nous apprenons à parler en intégrant des mots/étiquettes pour décrire nos situations, sentiments, croyances ou valeurs…

Le mental ou l’ego – ils sont assez proches – sont en fait de parfaits serviteurs à notre service, à condition de les avoir apprivoisés ou rassurés. Les prendre par la main et leur montrer qu’ils peuvent changer leur vision du monde et leurs certitudes constitue un des grands axes vers la connaissance de soi.

Et pourtant, plonger dans une nouvelle expérience sans certitude de résultat positif est un exercice que l’un et l’autre répugnent à mettre en pratique… paradoxal n’est-ce pas ? Et pourtant… Comment voulez-vous que ces composantes protectrices fondamentales de notre individualisation s’accordent à plonger dans l’inconnu, sans aucune certitude que nous n’allons pas souffrir ou y laisser des plumes ?

Croyances et identités

Mieux encore, qui serons-nous ensuite si une partie de nous se meurt ? Par exemple, j’aimerais passer de « Je suis une petite fille qui a besoin d’affection » à « Je suis une femme et je m’aime » ? Mais quelle nouvelle personne vais-je être si je n’ai plus cette petite fille à qui je peux m’identifier ?

Cette incertitude à propos du devenir de notre identité (avant-dernier des sept étages des ‘niveaux logiques’ en PNL : Environnement, Comportements, Connaissances /capacités, Valeurs, Croyances, Identité et Mission) interdit tout changement parce que l’ego, jusqu’à présent, a toujours existé à travers cette petite fille qui a besoin d’affection.

Voilà pourquoi nous évoquons la mort du vieil homme ou encore la petite mort lorsque l’être humain se défait de sa chrysalide (la petite fille) et s’envole vers sa vie (la femme qui s’aime).

Cette disparition d’une partie de notre identité, c’est comme un fardeau qui se dépose. En constatant que le résultat de l’expérience est bénéfique, le cerveau peut graver quelque chose de nouveau sur son disque dur… et créer de nouvelles certitudes, plus légères elles aussi.

Croyances et incertitude

Dès lors, comment résumer le processus d’apprentissage à travers certitude et incertitude lorsque nous souhaitons reprendre notre vie en main, redevenir créateur de notre réalité ? J’ai imaginé 5 étapes :

1/ Prendre conscience de qui vous souhaitez être, en accord avec votre âme, votre légende personnelle. Il s’agit là de votre plus belle certitude puisqu’elle vous motive à vous épanouir dans la plus belle image de vous même.

2/ Prendre conscience de ce qui vous en empêche, vos croyances limitantes issues des conditionnements reçus. Pour les trouver facilement, complétez des phrases qui vous plongent dans la morosité : « Je pense ne jamais pouvoir… , On m’a toujours dit que je ne peux…, Je ne suis pas capable de… » Le résultat, ce sont vos croyances limitantes…

3/ Plonger dans de nouvelles expériences ; créer de nouvelles croyances ressources en acceptant d’aller vers l’incertitude… Vous allez alors vivre un concept fort intéressant : la sortie de la zone de confort (ou zone d’habitudes), ou encore, pour illustrer ce concept : « comment sauter en parachute sans sortir de l’avion en plein vol ? »

4/ Lors de cette nouvelle expérience, adopter la posture de l’observateur/acteur. C’est comme rester un peu en retrait tout en vivant la nouveauté. Un peu comme s’il y avait ‘le monde’ et ‘vous en relation avec le monde’… Alors votre cerveau constate les bénéfices de la nouvelle expérience ; les croyances limitantes ne se sont pas vérifiées et plonger dans l’incertitude a du bon

5/ Fort de cette constatation qu’il y a à apprendre à travers toutes les situations, optimiser la loi de cause à effet : donner l’impulsion pour aller vers votre but et laisser faire la vie à travers votre monde. C’est une posture qui demande de l’équilibre et de la présence pour rester dans le juste milieu.

Croyances et lâcher-prise

Pour cette dernière phase, qui devient en fait une nouvelle façon de vivre, j’aime bien faire le parallèle avec un terme commun dans toutes les religions : rendre grâce – en d’autres termes, la foi.

Si votre monde était capable de vous apporter l’abondance, quelle serait votre relation avec lui ? Vous seriez probablement en train de le remercier avant même qu’il ait satisfait vos besoins, conscient qu’il agit à chaque instant en parfait accord avec vous-même

Et c’est ainsi que vous pouvez percevoir la grande loi de cause à effet :

Voyez votre monde comme incompréhensible, hostile, difficile, dangereux, voire exterminateur, et vous incitez le pire à se manifester dans votre vie…

Voyez-le comme bienveillant, à votre écoute, présent et disponible et vous laissez la porte grande ouverte aux plus belles synchronicités, celles dont vous n’avez même pas idée…

Là où les autres voient des miracles, vous n’avez fait qu’appliquer les lois de la création, à votre niveau, dans votre ‘couche du monde’…

Vous vivez alors au présent, vous avez lâché prise sur toute volonté de certitude.

Vous avez pris le parti d’une confiance totale en la Vie et permis à l’imprévu quel qu’il soit de se manifester.

Dans cette posture, votre âme joue le rôle qu’elle est venue exprimer ; la vie devient un jeu, le monde un terrain d’expérience, toute situation un simple événement et plus rien n’est vraiment grave…

Notre plus grande erreur est de penser que nous pouvons asservir notre monde.

Notre plus belle réponse et de rentrer dans une ‘interaction amoureuse’ avec lui…

Et vous, comment voyez-vous votre monde ?

Comment percevez-vous l’idée qu’il puisse vous apporter plus encore que vous ne pouvez l’imaginer ?

Prenez soin de vous !

Amicalement

Olivier Masselot

www.oliviermasselot.com

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